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ludoandveliohaveeyes

Mercredi 9 août 2006
Hello!... Chuis allé voir un film français récemment. Il porte l'intélligent nom de "ILS". Je vous exige de le prononcer "/ils/", avec "/s/" à la fin, car autrement ça devient un non-sens... Mis à part cette inexactitude typique d'un peuple qui se veut si rigoureux, je dirait qu'en général les films français sont nuls à ch... à quelques exceptions près, certes, notables celles là. Celui-ci est l'un des rares, en revanche, qui peut rester dans l'ombre de la "moyenne d'acceptabilité"... C'est peut-être parce que l'action se passe en dehors de la France?, avec moins d'influence de ce rationnalisme obsessionnel qui caractérise le cinéma français?... Dommage par rapport à la fin: le parti pris, celui de l'explication des faits, et resté inconclu, nous laissant ainsi sur notre faim... Dans ce cas là, j'aurais préféré qu'ils optent pour le 100% imaginaire, mais bon!, ça c'est trop demander à un réalisateur gaulois! Velio.
Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!]
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Vendredi 11 août 2006

 5ème film de Denis Dercourt, la tourneuse de pages raconte l'histoire de Mélanie (Déborah François) jeune pianiste prometteuse de douze ans qui rate le concours d'entrée du conservatoire suite  à l'attitude désinvolte de la présidente du jury, Mme Fouchécourt  (Catherine Frot) . Quelques années plus tard les deux femmes se retrouvent et une relation ambigüe s'installe alors entre elles.    

Si le film peine à démarer à cause de ses dialogues un peu plats et d'un rythme poussif (étonnant pour un réalisateur issu du milieu musical), le drame psychologique finit par s'imposer. Et si l'on croit avoir deviné à l'avance le dénouement de l'histoire, on finit par ne plus savoir quels sont les sentiments qui dirigent Mélanie.

Catherine Frot confirme après le passager de l'été ses talents d'actrice dramatique et efface peu à peu l'image de femme légère et drôlatique qui lui collait à la peau depuis la diléttante. Quant à Déborah François elle affiche une large palette de jeu qui s'étend de la jeune fille ingénue et timide à la femme sombre et inquiètante.

A noter l'utilisation très intéressante de la musique qui mèle des airs de piano joués dans le film sur lesquels vient se greffer une partition musicale composée pour l'occasion. Un film pour les amoureux de cinéma et de musique.

 

 

Par Ludo
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Samedi 12 août 2006

Il est parfois des moments il faut savoir faire des sacrifices par amour. Passer 1h18mn (pas une de plus) à regarder Garfield 2 en fait parti. Pauvre film inutile et débile, son scénario est aussi profond qu'une chanson de Jessica Simpson ou d'Hilary Duff, c'est dire si ça vole haut. Heureusement Jennifer Love Hewitt est là pour nous entraîner dans le Londres culturel, ... à Picadilly (hum hum). Pour la version française on a rajouté la voix de Cauet, ça aussi ça fait culturel. Pour les moins de cinq ans, pas plus...

Par Ludo
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Mercredi 16 août 2006

 

 

 

 

 

 

 

 

Synopsis: Voir la critique du Méchou Grand Slither plus bas... :P Avis: Enfin une oeuvre digne d'être considérée comme du cinéma proprément dit, parmi cet univers appelé "cinéma" français, où il existe uniquement des films soit écervelés, soit mieuvrissimes jusqu'à l'impossible... L'élegance intense de chaque plan est au rendez-vous. Le cadre sompteux d'une grande maison en banlieu parisienne, accueille une histoire où les personnages se dévoilent discrètement... pour ensuite se déchirer sur des notes de musique classique de plus en plus frénétiques. La puissance d'un scénario bien ficellé s'exprime à son maximum dans le personnage de Mélanie, surtout par le mystère (irrésolu) de la racine du mal qu'elle auberge chez elle. Un mal tout aussi inattendu que la beauté même de cette jeune femme. Délicieuse participation de Catherine Frot en femme jadis inébranlable, pour qui ses secrets et puis ses propres détours pèsent de plus en plus... jusqu'au point culminant d'une cadence destructrice. ...Malgré le plaisir qu'on peut éprouver à regarder ce film, ce serait inexacte de lui accorder la quasi-rédemption [cette dernière étant, bien entedu, inatteignable... he, he, he!]. En effet, il y a deux aspects qui empêchent "La tourneuse de pages" d'en arriver là: d'une part, une maladroite scène d'évanouissement au dénoûment; et d'autre part, l'effort inutile que fait le réalisateur, pour nous faire connaître la place qu'a le métier de boucher dans la vie de la jeune Mélanie.

Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!]
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Mercredi 16 août 2006
Il est évident que ce deuxième volet de l'autrefois distingué, énigmatique et charmant chat Garfield, relève plus du massacre que de la comédie... En effet, on nous transforme ici un personnage à la limite de la réflexion philo. (même si légère), tel qu'il apparaît dans le dessin animé original, en un sac de poils raccailleux, beauf et grossier. Le pire: le "scénario" (si l'on pouvait vraiment le qualifier en tant que tel), manque complètement de brillance... et d'humour... Cependant, la réalité décrite ci-haut est beaucoup moins attristante, que d'entendre dire que Jessica L. Hewitt viendrait "sauver" ce fiasco! Bien au contraire!: à la voir y "jouer" (ou plutôt, sourire en permanence d'un air débile), on constate la désespérante déchéance d'une "actrice" issue du milieu de la télésérie étasunienne fugace... Encore pire est la prétention de vouloir trouver dans ce film autre chose qu'un moyen de tuer une heure et quart [parce qu'on aura déjà vu tous les autres films à l'affiche, évidemment!]. Voilà le comble de la niaiserie, voyons!
Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!]
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Mardi 22 août 2006

Tout commence en 1963, lorsque Mike Myers, alors âgé de 5 ans tue froidement sa soeur... 15 ans plus tard, il s'échappe de l'hôpital dans lequel il était enfermé et revient dans la ville de son enfance, histoire de tourmenter Laurie Strode et sa petite bande de copines sans que l'on sache pourquoi ...

Réalisé en 1978 par John Carpenter himself et considéré comme l'un des films d'horreur culte de son époque, le spectateur de 2006 risque de trouver qu'il a fort mal vieillit. Et pour cause, les crimes ne font pas peur, l'action est prévisible, et le dispositif narratif du film réduit l'angoisse à son minimum.

 

Reste la musique tout aussi culte de Carpenter, mais qui semble quand même franchement pompée sur celle du film l'exorciste (William Friendkin, 1973).

 

Petite déception, donc, pour moi qui voyait ce film pour la première fois. Même si j'ai bien conscience qu'il s'agit surtout d'un écart générationnelle (peut être aurais-je apprécier le film à sa juste valeur si je l'avait vu au moment de sa sortie et surtout dans une salle de cinéma), il me semble que les séquences dîtes justement d'angoisse sont à la fois trop longues et surtout trop répétitives. Combien de fois voit-on ses scènes subjectives, où l'on perçoit la respiration du tueur et ... où rien ne se passe . Du coup, on finit presque par s'ennuyer .

 

 

 Ha hou ho !!!! Mike Myers is back !!!! Et ça va pas rigoler !!! 2ème épisode de la saga, Halloween II débute avec la scène qui finissait le premier volet. La pauvre Laurie est désormais à l'hôpital pour se remettre de la terrible nuit qu'elle vient de passer. Et cela au grand malheur de tout ceux qui y réside.

 

Car bien entendu, le meurtrier qui est censé être mort, revient parmi les vivants. On va enfin apprendre pourquoi celui-ci s'acharne tellement sur Miss Strode et la terrible malédiction qui pèse sur la jeune fille.

 

Si globalement cette suite s'en tire mieux que son prédécesseur, c'est surtout parce ce que le réalisateur Rick Rosentahl  a mis l'accent sur l'action du film, les déboires de la police, les recherches du Dr. Loomis et évite consciencieusement de mettre en place une angoisse artificielle. Résultat : de l'action que de l'action et une poursuite qui malgré tout tient en haleine jusqu'à la fin du film. Mais malheureusement les scènes de meurtres restent très "cheap" (le plus souvent des gros plans sur un minuscule couteau, sans doute censé être un scalpel et des litres de sang orange).  Un peu trop léger pour en faire un grand film.

 

"Et si pour la troisième partie on faisait n'importe quoi" se sont sans doute dit les producteurs et scénaristes de ce troisième Halloween.

 

"Happy happy Hallowwen, Halloween " clame à longueur de journée une réclame pour masque qui fait fureur dans tous les Etats-Unis. Dès le début le cadre est planté : exit Mike Myers et Laura Strode et bienvenue dans une histoire qui n'a rien à  voir (si ce n'est une publicité pour le film "Halloween" premier du nom, qui passe à la télé pour inciter les personnages à aller voir le film, sans doute sorte de mise en abîme à la Godard ;-))

 

La vente des masques est un énorme succès jusqu'à ce que le docteur Challis enquête sur la mort mystérieuse de l'un de ses patients dont le décès semble être lié à l'activité suspecte de l'usine qui fabrique les masques. Celui-ci arrivera-t-il a déjoué le complot dont l'Amérique est victime ? Vous le saurez en regardant le film.

 

Tentative échouée d'élargir la saga d'Halloween à une histoire plus vaste, cet épisode est vraiment une pièce de très mauvais choix. Le prétexte de ce film est franchement ridicule, le jeu d'acteur très peu convaincant, et la réalisation laisse à désirer : effets spéciaux bâclés et  on a l'impression que les décors de l'usine (soit disant high-tech) sont issus de la vision futuriste de la série Batman des années 60.   A éviter d'autant plus que cela ne gène en rien dans la compréhension des épisodes suivants.

 

Par Ludo
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Mardi 22 août 2006

Robert Guedigan réalisateur aux origines allemandes et arménnienes et qui a longtemps été membre du parti communiste, nous livre ici un film bilan.

 

Bilan de sa propre vie, envie de revenir vers un pays qui semble l'intriguer autant que l'attirer. Il magnifie à chaque plan le pays, sa jeunesse, son envie de vivre, ses paysages, son patrimoine culturel trop longtemps ignoré.

 

Bilan de son engagement politique, les déceptions de l'après communisme, lorsqu'au détour d'une scène Sarkis Arabian regrette que depuis la chute du parti, la population n'ait pas su évoluer suffisamment pour se sortir d'une idéologie qui pousse les gens à l'inactivité et à la jalousie.

Bilan de sa propre oeuvre lorsque certains plans rappellent ceux de Mon père est ingénieur, qu'il fait jouer les habitués de son cinéma, Jean-Pierre Darroussin ou Jalil Lespert et que surtout il dirige sa compagne Ariane Ascaride qui interprète Anna, femme docteur volontaire et autoritaire.

 

C'est bien d'ailleurs de ce "vécu" que le film tire sa force. On sent une vérité profonde lorsque peu à peu Anna qui est parti en Arménie retrouver son père qui s'est enfuit pour lui livrer les résultats de ses analyses, se découvre de nombreuses affinités avec ce pays dont elle connaît finalement si peu de choses.

 

Mais curieusement c'est de la France et de la place de la culture étrangère (ici arménienne) dont il est question tout le long du film (et non pas le contraire). Comment s'intégrer sans perdre ses racines et ses repères : c'est là toute la leçon que le père tente d'inculquer à sa fille.

 

 

 

Par Ludo
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Mardi 22 août 2006

 Navrant petit film Islandais, Esprit d'équipe nous rappelle que oui il n'est pas tout les jours facile d'être gay, même en Islande, pays pourtant réputé pour être à la pointe de la modernité (à moins que ...).

 

Scénario plat et bourré de clichés, nous avons droit à tous les poncifs du genre : père homo, mère alcoolo, fils pas bien dans sa peau. Sans oublier les traditionnelles scènes de douche (au cas où vous auriez oublier la blague de la savonnette), les petites folles qui s'éclatent sur de la techno et le défilé de la gay-pride.

 

En bref, le film est à l'image de son personnage principal, Ottar Thor lisse et inexpressif et tellement lisse et inexpressif qu'on s'en fout de sa vie.

 

Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!]
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Mercredi 23 août 2006

   Au sortir de la seconde guerre mondiale, le monde de Fusako Owada s'effondre lorsqu'elle apprend coup sur coup la mort de son mari puis celle de son enfant tuberculeux. Rencontrant au hasard d'une promenade sa soeur cadette, Kumico, danseuse professionnelle, les deux femmes décident de partager ensemble un appartement avec une troisième qui est une de leurs amies.

Très vite, Fusako refait sa vie et devient secrétaire dans une usine. Mais un jour, elle découvre que sa soeur a une liaison avec son patron pour qui elle s'était prit d'affection, tandis que la troisième s'enfuit de l'appartement appâtée par une vie faîtes d'aventures et d'argent facile.

Une plongée dans l'horreur commence pour les trois femmes ...

Les apparences sont souvent trompeuses

Si au départ, la plus jeune des soeurs est celle qui semble avoir la vie la plus propice aux frasques, on retrouve quelques temps plus tard l'aînée chef d'un gangue de prostituées. Devenue une femme revêche se rebellant contre les exactions de la gente masculine, c'est sa cadette qui la sauvera au terme d'une ultime scène de lutte féminine. Elles arracheront au passage leur jeune protégée à un terrible destin fait de soumissions et d'humiliations.

Réalisé en 1948 par Kenji Mizoguchi, l'un grand maître du cinéma japonais, qui fait l'objet en ce moment d'une rétrospective, les femmes de la nuit tire parti de la lenteur habituelle des films asiatiques pour faire glisser le spectateur de la représentation de la vie d'après guerre, ces petites luttes pour améliorer le quotidien, vers la brutalité contenue de la société japonaise, brutalité d'autant plus choquante qu'elle est ici montrée dans toute sa crudité et qu'elle s'applique à une société de femmes.

Par Ludo
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Mercredi 23 août 2006

 A l'instar d'Isolation autre excellent film d'horreur Britannique sortit cette année sur nos écrans, Wolf Creek doit sa réussite à l'angoisse qu'il provoque chez le spectateur et qui se base essentiellement sur la suggestion tout en évitant les effusions d'hémoglobines souvent trop peu crédibles.

 

Ceci dit, et puisque le film est tiré de faits réels,son histoire fait froid dans le dos ...

 

 

Un jeune australien, Ben Mitchell et ses deux copines anglaises, Liz et Kristy, partent traverser l'immensité désertique qui constitue le coeur du continent.  Première étape : Wolf Creek, cratère d'une météorite. Au retour, leur voiture refuse de démarrer. Coincés au seuil de la nuit, ils décident d'attendre jusqu'au petit matin pour partir chercher de l'aide. Grand mal leur en prend, car quelques heures plus tard, un secours pas vraiment providentiel leur apparaît sous les trait de Mick Taylor,  un homme sarcastique et quelque peu bourru, dont l'étrange comportement à vite fait d'inquiéter les trois jeunes gens qui ne demandent qu'à repartir, ce à quoi ils n'arriveront jamais ou presque ...

 

Car c'est là que réside tout l'intérêt du film, dans une chasse à l'homme cruelle et désespérée. Agissant comme le chat qui laisse sa proie lui échapper pour mieux savourer sa mise à mort, Mike laisse s'enfuir ces pauvres créatures qui sombrent vite dans l'hystérie et perdent tous repères logiques. 

 

Mais le film n'a pas fini de s'enfoncer dans l'horreur. D'abord personnage inquiétant, puis tueur  implacable, Mike Taylor se révèle  dans sa monstruosité la plus atroce lorsque l'on découvre le sort qu'il réserve au jeune garçon dans la dernière partie du film. Rien que pour sa plongée au coeur de l'horreur, sa mise en scène terrifiante parce que si crédible et son dénouement simple mais intelligent, Wolf Creek vaut largement le détour.

 

 

 

 

 

 

Par Ludo
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