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Lundi 18 septembre 2006
Bienvenus, vous allez être témoins d'un miracle dans ces temps moderne, où nous sommes tous avides de plus d'action, de plus d'effroi, de plus d'intrigue et de passion facile... On va connaître la simplicité du bonheur, grâce à l'art délicat du respect de la complexité de chacun, et ce, dans le cadre le plus innouïe: notre monde quotidien... Parce que, bien que j'aie du mal à l'accepter, la réalité, elle, peut aussi être magique quand on reconnaît le caractère unique de chaque être. C'est ça la morale la plus forte de ce film au scénario tout d'abord amusant, puis au fond, formateur. Au-delà du message évident des valeurs familiales de plus en plus usées, ce "road-movie" est en réalité une invitation voilée à l'intérieur de soi-même, à la réflexion sur le vécu de chacun, et de ces êtres qu'on aime chacun... En effet, tel que son nom l'anticipe, "Little Miss Sunshine" s'impose comme un surprenant éclat de joie au milieu d'une ambiance morne; c'est un jour dégagé d'été qui s'ouver chemin aprés des heures d'averse. Jamais le cinéma étasunien nous avait montré des personnages si bien cisselés et réjouissants, comme directemment issus de la meilleure école du bon cinéma de l'Europe de l'Est... tout en conservant l'intérêt du voyage aux différentes sous-cultures des USA. Dans cette panoplie, on s'attache vite aux angoisses des parents, préoccupés pour le fardeau quotidien de la réalité économique: le père un pseudo-obsédé de la culture gagnante; la mère, qui s'efface apparamment au bénéfice de ses enfants, et qui se bat pour son foyer avant tout avec un esprit pragmatique [elle est donc, loin d'être cruche]. On s'attache aussi aux ilusions des enfants qui, dans leurs différents âges, crient pour un peu de reconnaissance de leur individualité. On s'attache à la solidarité que l'on peut avoir pour ces "marginaux familiaux" (le grand père, l'oncle); une solidarité qui naît peut-être plus de l'identification que de la pitié... Enfin, un film sans doute merveilleux, qui mérite bien plus qu'être comparé sur un niveau quelconque (même pour l'emporter positivement), au "Tideland" de Terry Gilliam... Mais bon!, toute personne censée pourrait distinguer immédiatement qu'il s'agit de deux visions et de genres complètement différents.
Par Velio [merci de m'avoir oublié!... CHUIS MALHEUREUX!!] - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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