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Mardi 29 août 2006

 Nausicaä de la vallée des vents est un film post-apocalyptique. Dans un monde qui a été réduit à néant ou presque par les sept jours de feu, il y de cela un millier d'années, il ne reste plus qu'une poigné d'êtres humains et une immense forêt toxique peuplée d'étranges et gigantesques insectes.

 

La vallée des vents est quasiment le seul havre de paix encore subsistant. Parmi ses habitants, la princesse Nausicaä cherche à percer le secret de la forêt qui recouvre quasiment la totalité du monde. Mais sa quête sera vite perturbée par les rivalités des clans humains.  

 

Après Kiki, la petite sorcière et le Château dans le ciel, Nausicaä de la vallée des vents est le troisième film d'Hayao Miyasaki à faire l'objet d'une ressortie en salle. Il faut dire que quasiment chaque film de Miyasaki père (Goro, le fils,  tente déjà de prendre la relève) est une oeuvre qui fonctionne à tous les niveaux.

 

Sur la forme, ces dessins splendides s'adressent tant à un jeune public, qui s'émerveillera devant la beauté des images, qu'à un spectateur plus adulte, capable de comprendre les différents sens de lecture qu'offrent ces histoires.

 

Sur le fond, il affiche ses préoccupations lié au respect de la nature, au mélange de l'organique et du mécanique et une constante volonté à vouloir donner un rôle primordiale aux jeunes filles (souvent innocentes mais pleine de bonne volonté) tout en rabaissant l'Homme à un vulgaire porc (Porco Rosso, Chihiro) incapable de se contrôler et toujours prompt à commettre les pires bassesses.

 

L'univers de Miyasaki fonctionne comme une mise en garde à l'encontre de l'humanité sur les dérèglements de notre planète et le danger qui menace notre espèce si elle n'apprend pas vivre en harmonie avec son environnement. Il étend sa critique au fonctionnement de nos sociétés dites civilisées et qui souvent ressemble plus à une horde de sauvages munies de moyens technologiques, plus préoccupée de tuer et de détruire que de respecter le dons  que la nature lui à fait. Pire encore, Nausicaä, exprime le doute de Miyasaki sur une possible rédemption des sociétés humaines. Même après l'ultime avertissement que la nature leur a donné, elles n'ont pas su évoluer.  Les humains restent animés par la seule quête du pouvoir ce qui les rend incapable de se réconcilier entre eux pour fonder une ère nouvelle. Ils semblent plutôt décider à achever ce que la nature à commencée 1000 ans plus tôt : leur propre destruction.

 

Une philosophie et une maîtrise du dessin qui élève chaque film de Miyasaki au rang de chef d'oeuvre.

Par Ludo - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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