Tout commence en 1963, lorsque Mike Myers, alors âgé de 5 ans tue froidement sa soeur... 15 ans plus tard, il s'échappe de l'hôpital dans lequel il était enfermé et revient dans la ville de son enfance, histoire de tourmenter Laurie Strode et sa petite bande de copines sans que l'on sache pourquoi ...
Réalisé en 1978 par John Carpenter himself et considéré comme l'un des films d'horreur culte de son époque, le spectateur de 2006 risque de trouver qu'il a fort mal vieillit. Et pour cause, les crimes ne font pas peur, l'action est prévisible, et le dispositif narratif du film réduit l'angoisse à son minimum.
Reste la musique tout aussi culte de Carpenter, mais qui semble quand même franchement pompée sur celle du film l'exorciste (William Friendkin, 1973).
Petite déception, donc, pour moi qui voyait ce film pour la première fois. Même si j'ai bien conscience qu'il s'agit surtout d'un écart générationnelle (peut être aurais-je apprécier le film à sa juste valeur si je l'avait vu au moment de sa sortie et surtout dans une salle de cinéma), il me semble que les séquences dîtes justement d'angoisse sont à la fois trop longues et surtout trop répétitives. Combien de fois voit-on ses scènes subjectives, où l'on perçoit la respiration du tueur et ... où rien ne se passe . Du coup, on finit presque par s'ennuyer .
Ha hou ho !!!! Mike Myers is back !!!! Et ça va pas rigoler !!! 2ème épisode de la saga, Halloween II débute avec la scène qui finissait le premier volet. La pauvre Laurie est désormais à l'hôpital pour se remettre de la terrible nuit qu'elle vient de passer. Et cela au grand malheur de tout ceux qui y réside.
Car bien entendu, le meurtrier qui est censé être mort, revient parmi les vivants. On va enfin apprendre pourquoi celui-ci s'acharne tellement sur Miss Strode et la terrible malédiction qui pèse sur la jeune fille.
Si globalement cette suite s'en tire mieux que son prédécesseur, c'est surtout parce ce que le réalisateur Rick Rosentahl a mis l'accent sur l'action du film, les déboires de la police, les recherches du Dr. Loomis et évite consciencieusement de mettre en place une angoisse artificielle. Résultat : de l'action que de l'action et une poursuite qui malgré tout tient en haleine jusqu'à la fin du film. Mais malheureusement les scènes de meurtres restent très "cheap" (le plus souvent des gros plans sur un minuscule couteau, sans doute censé être un scalpel et des litres de sang orange). Un peu trop léger pour en faire un grand film.
"Et si pour la troisième partie on faisait n'importe quoi" se sont sans doute dit les producteurs et scénaristes de ce troisième Halloween.
"Happy happy Hallowwen, Halloween " clame à longueur de journée une réclame pour masque qui fait fureur dans tous les Etats-Unis. Dès le début le cadre est planté : exit Mike Myers et Laura Strode et bienvenue dans une histoire qui n'a rien à voir (si ce n'est une publicité pour le film "Halloween" premier du nom, qui passe à la télé pour inciter les personnages à aller voir le film, sans doute sorte de mise en abîme à la Godard ;-))
La vente des masques est un énorme succès jusqu'à ce que le docteur Challis enquête sur la mort mystérieuse de l'un de ses patients dont le décès semble être lié à l'activité suspecte de l'usine qui fabrique les masques. Celui-ci arrivera-t-il a déjoué le complot dont l'Amérique est victime ? Vous le saurez en regardant le film.
Tentative échouée d'élargir la saga d'Halloween à une histoire plus vaste, cet épisode est vraiment une pièce de très mauvais choix. Le prétexte de ce film est franchement ridicule, le jeu d'acteur très peu convaincant, et la réalisation laisse à désirer : effets spéciaux bâclés et on a l'impression que les décors de l'usine (soit disant high-tech) sont issus de la vision futuriste de la série Batman des années 60. A éviter d'autant plus que cela ne gène en rien dans la compréhension des épisodes suivants.