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Jeudi 21 décembre 2006
Pour accéder au merveilleux, au miracle inattendu, il faut oser. Il faut parier sur un idéal pour le voir se matérialiser (souvent après de longs et considérables efforts). Le nouveau bijoux de la Warner Brothers est un exemple parfait de cet état d'esprit: dans Happy Feet on assiste à un véritable bouleversement positif de ce à quoi le monde du le film d'animation occidental nous avait habitué, et nous avait laissé espérer; on assiste à la magie d'une émotion qui prend des dimensions planétaires... Nous voilà plongés dans un monde que l'on craint d'abord vide et répétitif: effectivement, la blancheur interminable de la banquise sudpolaire laisse dans nos esprits, de prime abord, très peu d'idées de quoi faire un exploit. Et pourtant... On s'attendait à des poursuites à couper le souffle de la part des prédateurs; promesse tenue. On s'attendait à un certain côté critico-moralisant, sur un aspect précis de notre société actuelle: voilà que l'attente est matérialisée, dans la dénonciation du renoncement de l'individu devant les conventions et codes de l'ordre établi [sujet déjà abordé, d'ailleurs, dans "Gang de requins", et de façon certainement plus étonnante]... Ce qui tombe de nue, alors, c'est le virage de l'histoire qui amenèrait Mumble (notre pingüin protagoniste), du confort bien gras d'un groupe familial (d'abord), puis celui du nouveau groupe d'amis, jusqu'à une épopée symbolique à la recherche de la vérité... Dans le plus pur style des odyssées modernes, et non sans satiriser en quelque sorte les "Rencontres de troisième genre" ou même "2001...", le vaillant poussin-adolescent part à la recherche de l'allien, cet être inconnu et suspecté maléfique qui perturberait l'équilibre de son monde... Alors on se retrouve désormais dans l'un des plus beaux et à la fois saisissants parallélismes entre destinée préconisatrice d'une espèce (les pingüins), et celle de notre race humaine [et ce, depuis la version originalle de "La planète des singes"]: le vigoureux Mumble subit la terreur de la captivité, aux prises de l'homme, jusqu'à en frôler la folie. Scène déchirante, parsque révélatrice de la monstruosité du piège du "pouvoir humain": on s'y identifie, tel Mumble, en tant qu'êtres terriens, bientôt coincés contre le mûr de notre éternelle suffisance; ce leurre de nous sentir capables de maîtriser le monde et notre entourage naturel, au gré de nos envies et besoins futiles... Côté divertissement, il faut tout d'abord signaler qu'en plus de cette magie exceptionnelle évoquée plus haut, "Happy feet" remplit aussi (et habilement) ses fonctions de source de divertissement (et de réflexion) pour le tout jeune public... et heureusement!: Les "roudoudoux" sud-polaires sont mignons, ô que oui! [et on le remercie!: stop aux dessins laids genre "Souris city", ou à l'esthétique pseudo-élaborée mais complètement recopiée d'ailleurs, comme chez "Arthur et les Minimoys"]. Les chansons sont connues de tout le monde et très accrocheuses... pour la délice des petits mais surtout des grands! (il faut dire que la plupart d'entre eux c'est des tubes plutôt âgés, des années 50s aux années 80s!). Si bien la fin du film nous ramène effectivement à l'univers ciblé par les grands studios, quand il s'agit de dessins animés [c'est-à-dire, l'univers de la recomposition heureuse du monde troublé], dans Happy feet on y croit, en tant que matérialisation pure d'un espoir. Un finale joyeux que l'homme, dans la réalité, doit encore se fabriquer tout d'abord dans son coeur.
Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!] - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Lundi 18 décembre 2006
Des films sur le crime organisé, sur des malfaiteurs et des mafiosi qui tissent des réseaux complexes pour assaillir les corps policiers les plus prestigieux, on en a vu des tonnes. Inversémment, des films avec des policiers héroïques, des duos intrépides de procureurs du bien, ou alors de simples mortels qui font de leur métier (le combat du mal) une fin ultime, on en a vu aussi des tonnes... Les "infiltrés" pourrait donc paraître tout simplement un autre clône, qui témoigne du triste manque (cruel pour le spectateur) d'originalité dans la création de scénarios, ces jours-ci... Même la prétendue touche de profondeur que certains on voulu voir, dans le dilemme posé par rapport à la remise en cause de l'identité, c'est de la monnaie courante dans maints films de suspense, d'action et (évidemment), de drame ou de drame-psycho. La vrai brillance du nouveau film de Scorsese; ce brin de distinction que le fait ressortir d'autres films-épopées urbaines, consacrées à des générations de délinquants ethnico-étasuniens, réside dans ce qu'il y a de plus précieux pour le cinéma: la qualité du jeux et la maitrise du rythme. Pour le premier élément, charisme et talents consacrés du casting y sont pour beaucoup. Même M. Jack Nicholson, avec son incapacité à jouer autre personnage que lui-même, semble renouvelé (au moins partiellement) pour ajouter un minimum de distinction à Jack Costello, le malfrat "senior" que l'on croit d'abord "intouchable". Délicieuse intervention d'un Mark Walhberg au top de ses qualités d'acteur: il est d'un cinisme violent naturel et omni-puissant, comme pour affirmer la "beauffitude-macho" de son rôle. Saisissant même un Di Caprio qui, malgré sa sempiternelle apparence d'adolescent décalé, réussi ici une vrai création: un Billy Costigan fragile et tourmenté par la violence que son entourage lui impose, violence qui l'a contraint, pendant toute sa vie, à ne jamais se trouver soi-même... Quant au rythme, il atteint son summum, au fil et grâce à l'enchaînement habile des scènes où l'on découvre les mondes antinomiques de chaque milieu (le policier, le délinquant); ou bien, lors des qui-pro-quos, où les deux infiltrés sont sur le point d'être démasqués; ou bien, lors des moments où les protagonistes eux-mêmes se trouvent sur le point de se démasquer réciproquement. Au milieu de cette euphorie, apparaît une remarquable séquence au effets subtilement surrealistes, où des reflets et des néons de la nuit laissent ouvert un parallèle avec les abîmes dans la conscience, aussi bien de Costigan que de Sullivan... Jusque là, et quelques minutes durant encore, on croyait avoir assisté à une rennaissance du genre... Hélas, Scorsese abusa de la formule "grand film = long film" et, en plus, resta à court de recours cinématographiques, pour tomber dans la vulgaire opérette télévisuelle policière... Alors, pendant les quinze dernières minutes on voit se succéder de pauvres dialogues, ayant pour but d'apporter de révélations grossières; des bouts d'intrigues oubliés et donc incohérents; des personnages qui ressortent de nulle part, sans mobile assez solide ni destinée précise... Autant de béquilles maladroites qui transforment ces "Infiltrés", en "Faux-filets" subissant de la "grandeur prétendue" d'un réalisateur, qui est plutôt noyé dans son propre épuisement... Lamentable façon de gâcher le plaisir. À une prochaine, Scorsese?
Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!] - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Mercredi 13 décembre 2006
Il y a des charmes indéniables parce qu'irrésistibles; il y a d'autres charmes qui le sont malgré eux-mêmes... Tel est le cas de l'attrait que suscite le film "Lady Chatterley", de Pascale Ferran. Dans cette énième version du roman de D. H. Lawrence (version française cette fois-ci, pour notre plus grand malheur), se donnent rendez-vous des éléments tout à fait volontaires, qui font appel à l'esprit même de la "joliesse": des efforts sincères pour faire un film d'époque fidèle (par le biais des costumes, des décors, des accessoires du début du XXème. siècle); de longues, looongues prises "esthétisantes", concentrées surtout sur l'entourage naturel des bois qui témoignent l'histoire; une mise en scène soignée qui a pris le parti de montrer surtout la naïveté des personnages principaux... sans les débarasser évidemment de la "French touch", éminemment accrochée aux intérêts pratiques de la vie quotidienne [c'est ainsi que l'héroïne du film, malgré son caractère prétendument candide, confronte sans hésiter son mari handicapé-impuissant, pour lui annoncer qu'elle est loin de vouloir renoncer à ses besoins sexuels incontenibles... tout en défendant son statut d'épouse "soucieuse de lui donner un héritier" (stratagème simpliste et bien convenue, pour bien rester à l'abri de sa condition bourgeoise)]. Seulement, le vrai cinéma méprise et rejette la "joliesse". Le vrai cinéma, au contraire, fuit ce recours médiocre de jetter dans le chaudron quelques éléments "sympas", sans leur donner une unité cohérente dans l'esprit, dans la réalisation máteriel-visuel et dans la direction d'acteurs... Le rattage ne peut que s'avérer imminent, et ça déborde par les petits détails. À savoir, pour "Lady Chatterley": le décalage lingüistico-culturel de situer le film en Angleterre, avec des acteurs français qui prononcent les prénoms anglais... à la française!; le décalage espacio-culturel de vouloir établir un décor anglais, avec des affiches et un urbanisme typique anglais de l'époque, tout en mettant en évidence à l'écran des personnages qui écrivent des lettres en français!; l'insertion grossière d'un faux film des débuts du siècle, qui pallie l'incapacité (budgétaire) de tourner dans des décors urbains en plein air, pour la plupart des scènes où des décors urbains sont requis [heureusement qu'ils en sont rares, et que la réalisatrice s'est justifiée de leur absence, en surnommant le film "Lady Chatterley et l'homme des bois"]. Des essais de film comme celui-ci, devant le vrai cinéma, ne peuvent que vomir leur propre futilité. Pour "Lady Chatterley", ce résultat incongru se traduit par un effet inattendu: la dérision... un effet sans doutes positif au moins dans l'absolu, mais évidemment déplorable quant on avait comme tâche de mettre en scène une histoire éminemment dramatique. Une chose est sûre: le caractère involontairement divertissant de "Lady Chatterley" est intense et hautement contagieux. Les situations à la limite du vécu très personnel, déclenchent chez le spectateur un engouemment collectif propre aux enfants de 7-9 ans, en pleine salle de cinéma! [les premiers ébats amoureux complètement maladroits, dans la limite du vulgaire; les amants qui se décorent le sexe avec des fleurs silvestres; les amants qui s'amusent à courir comme des retardés sous la pluie... la liste est longue]. On se retrouve mi-gênés, mi-pleurants avec des larmes décalées, qui, après une rapide réflexion, ramènent ce film au rayon où il mérite d'être classé: celui de la banalité extrême.
Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!] - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Vendredi 29 septembre 2006
Au milieu de chansons accrocheuses d'aujourd'hui et toujours, de figures féminines à couper le souffle et d'un casting littéralement diabolique, "The devil wears Prada" réussi à ce que même les plus sceptico-jem'enfoutistes de la mode levions la tête et saluons un film qui présente ce milieu là sous un angle révélateur... pourvu que ces réticents là ayons un minimum de bon goût et du style, bien évidemment!! Au delà de nous livrer l'une des transformations fille-pouilleuse/fille superbe les plus admirables du cinéma, ayant comme objet la très convaincante (et magnifiquement belle) Anna Hathaway, ce film nous plonge dans des découvertes sur un monde où le pouvoir et l'ambition règnent, par dessus du rêve qu'il est censé créer chez ses adeptes... Mais c'est là que réside justement toute la densité et la richesse dramatique de l'oeuvre: on y retrouve des éléments de la réalité qui sont commun à tout milieu et activité finalement, dans nos sociétés de consommation, où l'entreprise est devenue un cadre qu'on s'auto-impose, le laissant dicter nos moeurs, nos vies privées, nos illusions. Filmé avec un soin qui démontre une élégance dans les décors, dans les costumes et en somme, le rendu esthétique, le film dépasse aussi l'impression donnée par une bande annonce plutôt maladroite (malheureusement au service de l'accrochage populaire facile). Mais la plus agréable surprise c'est que, dans le genre de la comédie-dramatique, on nous livre enfin une oeuvre qui refuse de se plier aux poncifs habituels: nous montrer le bon côté d'une ogresse impitoyable qu'on aurait haï au départ, et adoré par son humanité débordante retrouvée, lors d'une éventuelle fin mièvre... Bien au contraire, on clôt ce beau film d'une façon digne de sa qualité: Miranda Priestley reste la chienne la plus acharnée des chefs d'entreprise, se rémémorant juste avec 2 secondes de nostalgie l'époque où, elle aussi, était aussi candide (mais bien moins ravissante, hélas), que Andy Sachs, son ex-assistant...
Par Velio [merci de m'avoir oublié!! :( ... CHUIS MALHEUREUX!!] - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Vendredi 29 septembre 2006

Andy Sachs, timide mais dégourdie, jolie mais pas coquette, fraîchement débarquée de sa campagne natale, des rêves de carrière journalistique plein la tête se retrouve à passer un entretien avec Miranda Priestly, la rédactrice la plus en vue du plus grand magasine de mode New-Yorkais : Runaway. Choc des cultures. Et contre toutes attentes, elle est embauchée. Ou plutôt comme on s’y attendait puisque c’est principalement sur cette opposition que repose le film. Et sur la prestation délicieusement sadique de Meryl Streep en prêtresse omnipotente de la mode, sorte de Cruella d’enfer, en moins hystérique mais plus vicieuse. 

 

 

 

D’abord réticente à s’adapter à son nouvel environnement, Andy finit par se heurter aux exigences sans limite de Miranda.  Se confiant alors à Nigel, son seul allié dans l’univers impitoyable de Runaway, ce dernier lui explique que la mode n’est pas un monde uniquement superficiel, qu’il est le reflet de la personnalité de millions de gens et que c’est surtout une industrie qui pèse des millions de Dollars. Reboostée, Andy change du tout au tout et passe par la case relooking : elle s’est laissée convaincre. Et le spectateur ?

 

 

 

Pas vraiment. A l’image de cette scène molle et peu consistante, le film enchaîne les situations diamétralement opposées en trouvant de faible prétextes pour les relier et évite soigneusement les tensions dramatiques, seul véritable enjeu du film. Jamais à chaque erreur grave d’Andy, les conséquences prennent une tournure à la démesure du cynisme de Miranda. En deux coups de fil et trois coupes au montage, Andy parvient toujours à se tirer d’affaire sans jamais faire un pli sur ses habits relevant désormais de la dernière mode.

 

 

 

Rien de vraiment palpitant et plutôt une grosse déception pour ce film qui aurait pu être un véritable petit bijou si il ne s’était pas entêté à rester au niveau de son matériel de départ, c’est à dire celui d’un bon petit roman de gare. 

Par Ludo - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Lundi 18 septembre 2006
Bienvenus, vous allez être témoins d'un miracle dans ces temps moderne, où nous sommes tous avides de plus d'action, de plus d'effroi, de plus d'intrigue et de passion facile... On va connaître la simplicité du bonheur, grâce à l'art délicat du respect de la complexité de chacun, et ce, dans le cadre le plus innouïe: notre monde quotidien... Parce que, bien que j'aie du mal à l'accepter, la réalité, elle, peut aussi être magique quand on reconnaît le caractère unique de chaque être. C'est ça la morale la plus forte de ce film au scénario tout d'abord amusant, puis au fond, formateur. Au-delà du message évident des valeurs familiales de plus en plus usées, ce "road-movie" est en réalité une invitation voilée à l'intérieur de soi-même, à la réflexion sur le vécu de chacun, et de ces êtres qu'on aime chacun... En effet, tel que son nom l'anticipe, "Little Miss Sunshine" s'impose comme un surprenant éclat de joie au milieu d'une ambiance morne; c'est un jour dégagé d'été qui s'ouver chemin aprés des heures d'averse. Jamais le cinéma étasunien nous avait montré des personnages si bien cisselés et réjouissants, comme directemment issus de la meilleure école du bon cinéma de l'Europe de l'Est... tout en conservant l'intérêt du voyage aux différentes sous-cultures des USA. Dans cette panoplie, on s'attache vite aux angoisses des parents, préoccupés pour le fardeau quotidien de la réalité économique: le père un pseudo-obsédé de la culture gagnante; la mère, qui s'efface apparamment au bénéfice de ses enfants, et qui se bat pour son foyer avant tout avec un esprit pragmatique [elle est donc, loin d'être cruche]. On s'attache aussi aux ilusions des enfants qui, dans leurs différents âges, crient pour un peu de reconnaissance de leur individualité. On s'attache à la solidarité que l'on peut avoir pour ces "marginaux familiaux" (le grand père, l'oncle); une solidarité qui naît peut-être plus de l'identification que de la pitié... Enfin, un film sans doute merveilleux, qui mérite bien plus qu'être comparé sur un niveau quelconque (même pour l'emporter positivement), au "Tideland" de Terry Gilliam... Mais bon!, toute personne censée pourrait distinguer immédiatement qu'il s'agit de deux visions et de genres complètement différents.
Par Velio [merci de m'avoir oublié!... CHUIS MALHEUREUX!!] - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Mardi 12 septembre 2006

Enorme coup de coeur pour ce film américain, vainqueur du festival du film américain de Deauville 2006.

La famille Hoover est une famille vraiment pas comme les autres. Ca démarre avec un père looser  et une mère un peu cruche. Jusque là rien de bien nouveau.  Puis ça se poursuit avec l'oncle homo dépressif, spécialiste de Proust et le fils en pleine crise d'adolescence qui a fait voeu d'abstinence orale : déjà vu mais moins courant. Et surtout ça se finit sur le duo du grand père héroïnomane et de la petite dernière à moitié obèse et obsédée par les concours de beauté. Un mélange explosif qui donnera lieu un final que peu de spectateurs sont près d'oublier.

Admirablement écrit et mise en scène, le film ne connaît aucun temps mort. Ce qui est d'autant plus plaisant c'est  que les six personnages sont chacun intelligemment exploités et apportent à l'histoire un degré d'intensité qui va croissant.

Avec son mélange subtile d'enfance, d’allusions vagements sexuelles et de drogue, le film traite de nombreux  tabous avec infiniment de grâce et réussi là où le dernier film de Terry Gilliam échouait : interloquer le spectateur sans être gratuitement provocateur.

A voir et revoir sans modération.

 

Par Ludo - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Mercredi 30 août 2006

 Homme à tout faire, Cleveland Heep passe d'appartement en appartement dans l'immeuble qu'il garde depuis plusieurs années pour le plus grand bonheur de ses habitants dont il prend soin comme de ses propres enfants. Ancien médecin au passé tragique, c'est dans ses petits plaisirs du quotidien qu'il tente peu à peu de renouer avec la vie.

 

Jusqu'au jour où il découvre dans la piscine de l'immeuble, une jeune femme qui implore son secours. Cleveland n'est pas au bout de ses surprises... 

 

Si la jeune fille de l'eau n'est certainement pas le meilleur film de N. Shyamalan, il n'en reste pas moins un divertissement fort plaisant, à condition de savoir l'apprécier à sa juste valeur, à savoir celle d'un film censé être la transposition cinématographique d'un conte qu'il avait inventé pour ses enfants.

 

Car sur le plan dramaturgique la jeune fille de l'eau fonctionne parfaitement. Avec ses personnages bien structurés, son intrigue basic mais habile qui crée une sorte de mythologie inspirée de diverses traditions où on retrouve (un peu comme chez Matrix) une prophétie, une héroïne désespérée, un protecteur qui ignore tout de son destin et des êtres dont le rôle se dévoilera au fur à mesure de l'avancée de l'intrigue.

 

Rien de nouveau sous les tropiques donc, mais simplement un moment agréable à passer, accompagnée d'une musique féerique et cette volonté de tirer du quotidien l'essence de la magie qui fait de ce film une ode au héros ordinaire. Simple mais efficace.

Par Ludo - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Mardi 29 août 2006

 Nausicaä de la vallée des vents est un film post-apocalyptique. Dans un monde qui a été réduit à néant ou presque par les sept jours de feu, il y de cela un millier d'années, il ne reste plus qu'une poigné d'êtres humains et une immense forêt toxique peuplée d'étranges et gigantesques insectes.

 

La vallée des vents est quasiment le seul havre de paix encore subsistant. Parmi ses habitants, la princesse Nausicaä cherche à percer le secret de la forêt qui recouvre quasiment la totalité du monde. Mais sa quête sera vite perturbée par les rivalités des clans humains.  

 

Après Kiki, la petite sorcière et le Château dans le ciel, Nausicaä de la vallée des vents est le troisième film d'Hayao Miyasaki à faire l'objet d'une ressortie en salle. Il faut dire que quasiment chaque film de Miyasaki père (Goro, le fils,  tente déjà de prendre la relève) est une oeuvre qui fonctionne à tous les niveaux.

 

Sur la forme, ces dessins splendides s'adressent tant à un jeune public, qui s'émerveillera devant la beauté des images, qu'à un spectateur plus adulte, capable de comprendre les différents sens de lecture qu'offrent ces histoires.

 

Sur le fond, il affiche ses préoccupations lié au respect de la nature, au mélange de l'organique et du mécanique et une constante volonté à vouloir donner un rôle primordiale aux jeunes filles (souvent innocentes mais pleine de bonne volonté) tout en rabaissant l'Homme à un vulgaire porc (Porco Rosso, Chihiro) incapable de se contrôler et toujours prompt à commettre les pires bassesses.

 

L'univers de Miyasaki fonctionne comme une mise en garde à l'encontre de l'humanité sur les dérèglements de notre planète et le danger qui menace notre espèce si elle n'apprend pas vivre en harmonie avec son environnement. Il étend sa critique au fonctionnement de nos sociétés dites civilisées et qui souvent ressemble plus à une horde de sauvages munies de moyens technologiques, plus préoccupée de tuer et de détruire que de respecter le dons  que la nature lui à fait. Pire encore, Nausicaä, exprime le doute de Miyasaki sur une possible rédemption des sociétés humaines. Même après l'ultime avertissement que la nature leur a donné, elles n'ont pas su évoluer.  Les humains restent animés par la seule quête du pouvoir ce qui les rend incapable de se réconcilier entre eux pour fonder une ère nouvelle. Ils semblent plutôt décider à achever ce que la nature à commencée 1000 ans plus tôt : leur propre destruction.

 

Une philosophie et une maîtrise du dessin qui élève chaque film de Miyasaki au rang de chef d'oeuvre.

Par Ludo - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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Lundi 28 août 2006

 

Les célèbres Sonny Crockett et Ricardo Tubbs reprennent du service pour enquêter sur le massacre de deux de leurs informateurs ainsi que de leur famille. Celle-ci les conduits dans un réseau de trafiquants internationaux mené d'une main de fer par le mystérieux Jesús Montoya, épaulé de Jose et d'Isabella, dont les charmes vont vite faire succomber Sonny.

 

Fusillades, overdoses, caprices de stars à répétition, nous ne sommes pas dans un film de Michael Mann, mais sur le tournage de son dernier long métrage, Miami Vice.   Un jour un  homme  manque d'abattre  la moitié de l'équipe  en république dominicaine, un autre Colin Farrell doit être hospitalisé à la suite d'une trop forte absorption de drogues inconnues, et pendant ce temps  Jamie Foxx, récemment oscarisé pour sa performance dans Ray, ne sait plus quel caprice inventer. Résultat : un retard considérable, un dépassement de budget conséquent et l'impossibilité de mener à bien la fin du tournage.

 

Reste le film. Un objet à la beauté impressionniste.  Michael Mann est avant tout un créateur d'oeuvre graphique qui joue à merveille avec les formes,  les couleurs, les touches de lumière . Ce qui lui permet de restituer l'atmosphère étouffante de ces villes du sud des Etats Unis et l'ambiance de leur nuits accaparantes. De L.A. à Miami, on retrouve toujours cette vague de chaleur étouffante, ces personnages qui se glisse dans la nuit comme des couches de couleurs dans la noirceur environnante. Et enfin, il y a Gong Li, éclatante, resplendissante qui irradie la pellicule comme autrefois les grandes actrices américaine. Et le plus incroyable c'est qu'elle est crédible en femme latino-américaine. Loin d'être magnifiée à l'extrême comme chez Wong Kar-wai, elle impose ici son charisme et la puissance de son jeu. Après s'être fait connaître en Chine, sa carrière au USA est à suivre de très près.

Par Ludovic et Velio [merci!... CHUIS MALHEUREUX!!] - Publié dans : ludoandveliohaveeyes
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